Archive for category Le cas du mois

La cas du mois : La névralgie cervico-brachiale

Définition :

800px-Brachial_plexus_2.svgLa névralgie cervico-brachiale est une pathologie intéressant le membre supérieur, similaire à la sciatique du membre inférieur. Il s’agit d’une douleur spontanée ou provoquée (suite à un traumatisme) se situant sur le trajet d’un ou plusieurs nerfs périphériques issus des vertèbres cervicales et constituant le plexus cervico-brachiale. L’inflammation ou la lésion se produit au niveau de la racine des nerfs ou dans la zone innervée par ceux-ci. Le patient se plaint alors de douleurs dans l’épaule, le bras, l’avant-bras ou la main. La localisation de ces douleurs varie en fonction du ou des nerfs atteints. La douleur est particulièrement lancinante avec parfois un paroxysme nocturne et elle est accompagnée de différentes sensations désagréables : fourmillements, engourdissements, gonflements, sensation de courant électrique…

Etiologie :

On identifie principalement deux causes à la névralgie cervico-brachiale : l’arthrose cervicale et la hernie discale. Etant données la grande mobilité de ces vertèbres et les importantes contraintes mécaniques qu’elles subissent, l’arthrose cervicale débute plus précocement que partout ailleurs dans le corps. Ainsi, dés la trentaine, il est possible d’observer des détériorations et des déformations des disques vertébraux. Apparaissent alors des excroissances osseuses (les becs de perroquet) qui empiètent sur les trous de conjugaison par lesquels sortent les racines nerveuses. Un processus similaire se produit avec les hernies discales occasionnant une protrusion vers le trou de conjugaison et une lésion des racines nerveuses.

Les signes cliniques :

On distingue 2 formes cliniques différentes :

  • Une forme peu inflammatoire : la douleur est modérée et intermittente. Certaines activités comme le jardinage, le bricolage, les sports sollicitant particulièrement les bras (tennis par exemple) peuvent réveiller la douleur pendant quelques jours.
  • Une forme très inflammatoire : la douleur est invalidante, permanente avec parfois un paroxysme nocturne et  s’accompagne de fourmillement, gonflements, engourdissements permanent ou quasi-permanent.

La douleur irradiant parfois dans la poitrine, on veillera à éliminer l’éventualité d’une angine de poitrine, notamment lorsque les douleurs se produisent sur le coté gauche.

Les examens complémentaires :

Une radio de la région cervicale permettra d’évaluer l’ampleur et permettra de confirmer la localisation de l’arthrose ou de la discopathie. Un tel examen s’avère nécessaire lorsque les manifestations cliniques sont peu marquées ou atypiques. Il ne permet cependant pas de faire un pronostic.

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Eczéma allergique, Dermatite atopique

Définition :

200px-EczemaL’eczéma est une dermatose érythémato-vésiculeuse prurigineuse. Elle se présente sous forme de nappes ou en placards, elle est très récidivante et la lésion histologique prédominante concerne le corps muqueux de Malpighi.
L’eczéma est la plus fréquente des dermatoses et  comporte deux entités bien définies : l’eczéma de contact allergique et l’eczéma constitutionnel encore appelé dermatite atopique.

Les signes cliniques :

Les lésions élémentaires sont représentées par :
- l’érythème : il s’agit d’un érythème congestif inflammatoire (rougeurs) qui disparaît à la pression,
- les micro-vésicules de la taille d’une tête d’épingle et qui sont remplies d’un liquide clair,

Eczema-armsL’eczéma évolue par poussée mais le prurit (démangeaison) est constant. On distingue 4 phases dans la poussée :
- La phase érythémateuse : Un placard érythémateux, œdémateux, chaud, inflammatoire, parsemé de petites élevures, donnant un aspect chagriné de la peau.
- La phase vésiculeuse : Quelques heures après la première phase, les vésicules caractéristiques de l’eczéma, apparaissent sur les lésions érythémateuses, elles sont transparentes et renferment une sérosité claire. Elles peuvent confluer pour réaliser des petites bulles. Elles ne se limitent pas à la plaque érythémateuse mais peuvent se voir à distance.
- La phase de suintement : Les vésicules se rompent et laissent s’écouler un liquide séreux jaunâtre, le placard se couvre alors de petites croûtes jaunâtres, résultat de la coagulation de la sérosité (assèchement). En quelques jours, les croûtes vont se dessécher et tomber, nous entrons alors dans la dernière phase.
- La phase de réparation, phase de desquamation : Lorsque les croûtes sont tombées, le tégument prend un aspect érythémateux, lisse. Rapidement la rougeur diminue, la surface de la peau se craquelle et se recouvre de squames fines.

Ces squames tombent et peu à peu, la peau reprend son aspect normal. Dans certains cas d’eczéma chronique où le prurit est extrêmement important, la peau garde un aspect épaissie, lichéniforme, infiltré.

LA MEDECINE MODERNE OCCIDENTALE

Pour l’eczéma allergique, il faut dans un premier temps éliminer l’allergène lorsqu’il a clairement été identifié et que son éviction est possible. Il faut ensuite envisager un traitement symptomatique par les bains antiseptiques, la corticothérapie et les antibiotiques. Il n’existe aucun traitement de la cause…
La dermatite atopique sera traité par des bains émollients (adoucissant), des antiseptiques, des dermocorticoïdes et une corticothérapie s’avère souvent nécessaire. Le traitement est avant tout symptomatique.

L’ECZEMA ET LA DERMATITE ATOPIQUE SELON LA MEDECINE JAPONAISE :

En Médecine Traditionnelle Japonaise, l’Humidité est toujours un facteur important dans l’étiologie de l’eczéma. On distingue cependant différentes étiologies mettant  en cause la Chaleur et le Vent. Selon les tableaux cliniques, on évoquera une Chaleur-Humidité avec prédominance de la Chaleur ou au contraire prédominance de l’Humidité, une Humidité engendrée par un vide de Sang, une Humidité avec vide de la Rate…

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Eczéma allergique
Dermatite atopique

Le cas du mois : La Migraine Commune

Définition :

La migraine (qui signifie “moitié de la tête”) est une affection qui touche trois fois plus de femmes que d’hommes et qui débute le plus souvent avant 40 ans.
C’est une maladie qui touche le système vasculaire et qui se caractérise par une première phase non douloureuse (dans 20% des cas) durant laquelle certaines zones cérébrales subissent une réduction de débit sanguin (ce qui explique les phénomènes de halos visuels annonciateurs de la crise). La deuxième phase, durant laquelle se produit une dilatation/inflammation vasculaire dans les structures extra-craninennes mais aussi des veines et des artères du cerveau, correspond à la phase douloureuse (qui peut durer de 4h à 72h).

Etiologie :migraine

L’étiopathologie de cette affection étant encore mal connue on ne peut que citer certains facteurs déclenchants :
- alimentaires (chocolat, alcool, café, noix, laitages etc…),
- hormonaux ( avant ou pendant les règles),
- climatiques (changements climatiques soudains),
- médicamenteux (pilule, surconsommation de médicaments, etc…),
- le stress,
- une stimulation sensorielle, visuelle, auditive ou olfactive,
- traumatisme crânien/problème cervical.

De façon générale les abus, le surmenage, l’hyperactivité, les horaires irréguliers aggravent ou précipitent la migraine.

Les signes cliniques :

Les céphalées comportent au moins deux des symptômes suivants
- douleur localisée d’un côté de la tête,
- céphalée lancinante ou pulsatile,
- douleur modérée ou sévère,
- douleur exagérée par l’effort ou les activités habituelles

auxquels doit s’ajouter au moins un des symptômes suivants
- nausée,
- vomissement,
- intolérance à la lumière ou au bruit.

LA MEDECINE MODERNE OCCIDENTALE

On estime à 6 millions le nombre de migraineux en France et l’on constate depuis ces dix dernières années une très forte augmentation de la maladie chez la femme de moins de 30 ans.
La physiopathologie de la migraine reste dans l’état actuel de nos connaissances mal connue. Il est possible d’apporter un soulagement aux patients, mais cette affection reste encore difficile à traiter par la médecine occidentale.

LA MIGRAINE SELON LA MEDECINE ORIENTALE:

Dans le grand groupe des céphalées, la migraine fait partie des céphalées de type interne et de type plénitude.

Le caractère pulsatile de la douleur, sa localisation sur la face latérale de la tête, l’intensité des crises, les nausées, vomissements, les signes visuels (halos lumineux, sensibilité à la lumière etc..), nous font penser à de nombreux signes caractéristiques d’une montée du Yang du foie due en général aux quatre situations suivantes :
- vide de sang du Foie,
- vide de Yin du Foie,
- vide de Yin du Foie et du Rein,
- vide de Yin du Foie et du Rein et du Yang du Rein.

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Le cas du mois : le syndrome du canal carpien

DEFINITION :

gaines carpiennesLe canal carpien est un espace limité par les os du poignet, et un ligament rigide, le ligament annulaire du carpe, ou ligament transverse.

A l’intérieur de ce canal passent les tendons qui permettent de fléchir les doigts, et un nerf, appelé nerf médian, qui transmet les sensations venues de certains doigts. Ce nerf commande aussi en partie la mobilité des doigts.

Il arrive que le nerf médian soit comprimé à l’intérieur du canal carpien, ce qui va entraîner des picotements, douleurs, ressenties dans les doigts correspondants.

Etiologie :

Le syndrome du canal carpien est une affection très fréquente dans certaines professions qui sollicitent particulièrement les poignets: les métiers du bâtiment, coiffeurs, couturiers, maroquiniers, mécaniciens, bouchers, peintres etc…

Mais d’autres facteurs semblent  jouer un rôle :
- rhumatologiques: arthrose, arthrite, ténosinovite etc..
- traumatiques: blessure, fracture du poignet…
- endocriniens: diabète, hypo ou hyperthyroïdie…
- hormonaux : les changements hormonaux (ménopause, grossesse), les contraceptifs oraux…

Les signes cliniques :

Dans un premier temps, le patient ressent une perte de sensibilité. Ces anomalies prédominent dans la zone innervée par le nerf médian, c’est à dire la face palmaire du pouce, de l’index, et du majeur. Le patient peut aussi ressentir des picotements, un engourdissement, des fourmillements, des décharges électriques. Le patient dit parfois que sa main « lui semble gonflée, endormie ». Les douleurs peuvent aussi s’étendre vers l’avant-bras, parfois le bras.

Au début, la gêne survient surtout la nuit. Puis les symptômes se manifestent aussi dans la journée, déclenchés par certains mouvements : téléphoner, lire le journal, conduire, coudre… Comme la sensibilité des doigts n’est plus normale, une certaine maladresse peut apparaître pour des gestes fins (coudre, écrire,…).

Quand la maladie n’est pas soignée, on peut voir apparaître une atrophie de la paume de la main.

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Le cas du mois : les acouphènes

Définition

Les acouphènes sont des sensations auditives ne résultant pas d’une excitation extérieure de l’oreille, c’est-à-dire ne venant pas d’une source extérieure. Le patient entend, de façon plus ou mains continue, et de façon plus ou moins intense des bruits qui peuvent être très divers : bourdonnements, sifflements, tintements, etc… Ils peuvent être continus, diurnes et/ou nocturnes et sont ou non accompagnés de surdité partielle.

Etiologie

face lat tete

Acouphènes objectifs (bruits vasculaires)
- HTA – tumeur du glomus jugulaire
- sténose ou anévrisme carotidien
- fistule artério-veineuse durale.

Acouphènes subjectifs
- post-traumatiques (fistule labyrinthique)
- fracture du rocher
- blast
- traumatisme sonore
- barotraumatisme
- post méningite
- lien hyperthyroïdique
- iatrogène (ototoxicité)
- syndrome de Costen

Affections otologiques
- Avec surdité de transmission : bouchon de cérumen; otosponglose; otite chronique; cholestéatome
- Avec surdité de perception : presbyacousie; séquelle de surdité brusque; Ménière; neurinome du VIII.

Les éléments cliniques à exploiter :
- L’âge des acouphènes et le mode d’installation.
- L’âge du patient, les pathologies associées, les ATCD, la profession ?
- Les traitements en cours, récents, voire anciens,
- sont-ce des acouphènes pulsatilles ou non ?
- sont-ils unilatéraux ?
- Existe-t-il une surdité associée ? perception ou transmission
- Existe-t-il un évènement déclenchant précis : traumatisme physique, sonore, pathologie ORL, etc…
- L’aspect du/des tympans.

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